résidence du chemin des amoureux

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Un projet privé d'habitat inclusif est en gestation à Saint-Just-la-Pendue. Un lieu qui permettra d’accueillir une demi-dizaine de seniors, autonomes ou en situation de dépendance légère, dans une démarche inclusive associant des espaces privatifs et communs.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur :
www.sas-loire.fr

Un lieu permettant d’accueillir une demi-dizaine de seniors, autonomes ou en situation de dépendance légère, dans une démarche inclusive associant des espaces privatifs et communs : tel est le projet privé en gestation à Saint-Just-la-Pendue. Lequel recherche d’ores et déjà ses futurs habitants...

Au cœur du bourg de Saint-Just-la-Pendue, la jolie bâtisse en pierre est inhabitée depuis des années. Mais elle pourrait retrouver une nouvelle destinée dans quelques mois. Ici, la SAS Loire ambitionne de créer un lieu d’habitat inclusif pour seniors. Si cette démarche est encore assujettie à l’obtention de financements, le dossier avance.

1 - Qui porte ce projet ?

 

Derrière la SAS Loire, une société d’économie sociale et solidaire. Elle est composée de quatre membres d’une même famille, attachés à ce coin du Roannais. « On a vu nos proches vieillir. Ma maman a vécu à Saint-Just-la-Pendue dans sa maison jusqu’à 88 ans. À un moment, on s’interroge : comment accompagner au mieux nos aînés ? Les aider à garder de l’autonomie ? Comment aussi les prémunir de la solitude, parfois génératrice d’angoisses ? » replace Bruno Loire. Lequel rappelle les enjeux sociétaux liés à l’explosion démographique à venir du nombre de seniors.
Entre rester chez soi et intégrer une structure médicalisée, d’autres voies émergent depuis quelques années. « Il peut exister un entre deux », estime en effet Bruno Loire. Propriétaire d’une vaste maison dans le bourg, sa famille a commencé à réfléchir dès 2018 aux pistes possibles. Si les premières réflexions s’orientaient vers une colocation, l’option d’un habitat inclusif pour seniors, très cadré, est finalement apparue comme la plus opportune ici. « C’est une démarche solidaire, qui répond à tous les enjeux, avec un vrai projet de vie derrière », développe Bruno Loire.

 

2 - En quoi consistera cette petite résidence ?
L’idée est de réhabiliter complètement l’édifice qui comporte au total une surface habitable de 400 m2, dans une démarche environnementale. La conception du projet permet d’envisager la création de cinq appartements privatifs équipés (2 T1 et 3T2), de 26 à 39 m2 chacun, pouvant accueillir de cinq à sept personnes, et de 130 m2 d’espaces partagés et services mutualisés (cuisine, salon, coin bien-être, buanderie…), ainsi qu’un « jardin des sens » extérieur d’une centaine de m2.

3 - Quel est le calendrier ?

L’année 2024 sera une année charnière, expliquent les instigateurs, qui travaillent sur ce dossier depuis plusieurs années déjà. Les jalons ont été posés, mais la concrétisation dépendra de l’obtention de financements. Un volet « assez compliqué », reconnaît Bruno Loire, qui se fait accompagner par un cabinet d’ingénierie financière. Ce projet va en effet mobiliser environ 1,2 million d’euros. Le dossier a d’ores et déjà bénéficié du soutien, pour les études préalables, du Contrat de plan interrégional du Massif Central (Cimac). Il est aussi identifié et inscrit au programme « Petites Villes de demain » (programme national dont la Copler et la commune de Saint-Just sont lauréates). Les collectivités locales soutiennent en effet la démarche (*). 

 

Le permis de construire en cours de validation

En 2022 et 2023, les études pré-opérationnelles ont été réalisées. Le permis de construire a été déposé en octobre et pourrait être accordé dans les tout prochains jours.
Trois grands chantiers vont mobiliser les énergies ces prochains mois : le dépôt des demandes d’aides qui seront déterminantes pour fixer le prix des loyers (lequel sera connu d’ici la fin d’année); mettre en œuvre le chantier et les futurs travaux - lesquels pourraient être lancés dès cette fin d’année pour une ouverture du site en septembre-octobre 2025 -; et trouver la clientèle.

4 - Quelle type de rénovation est prévue ?

Ce projet se veut « exemplaire » d’un point de vue énergétique et écologique. « On a poussé la démarche assez loin », confirme Bruno Loire. Une attention accrue sera portée aux matériaux (biosourcés) afin de tendre vers un haut niveau d’isolation. L’eau d’un puits sera aussi valorisée. Un ascenseur sera créé. Au-delà de ce bâtiment, les porteurs de projets souhaitent également, en revitalisant cet espace, permettre de libérer des résidences pavillonnaires du secteur qui pourront accueillir de nouveaux habitants.

5 Quels seront les futurs résidents du lieu ?

C’est l’un des grands axes de travail à venir : trouver les personnes souhaitant intégrer ce projet. Il s’agira de seniors autonomes ou en situation de dépendance légère (au sens GIR 6-5, voire 4), de plus de 65 ans, exprimant le désir de rompre avec leur isolement quotidien et ne souhaitant plus être confrontés au besoin quotidien d’entretien de leur logement.

Le prérecrutement des candidats est déjà lancé

Pour trouver ces candidats, la société s’appuiera pour six mois sur une stagiaire de Master 2 Politiques sociales et développement territorial, Julie Cwiklinski, de l’université de Saint-Étienne.

Elle aura la charge du prérecrutement des candidats seniors et définira avec eux leur « projet de vie sociale et partagé ». Les équipements intérieurs, la décoration ainsi que l’aménagement du jardin seront ainsi envisagés de façon collégiale. La présence accrue ou non d’une animatrice sur place fera aussi l’objet d’échanges. Un enjeu important qui, là aussi, impactera le montant des loyers. « Nous souhaitons que les habitants soient pleinement intégrés à la démarche », insiste Bruno Loire. Ils pourront devenir actionnaires de la structure qui aura une gouvernance participative (avec les collectivités, les caisses de retraite, les partenaires sociaux…). « L’idée, c’est vraiment qu’ils se sentent chez eux ».

Le but serait d’accueillir ici des habitants du territoire, en leur permettant de conserver leurs repères. « L’objectif est qu’ils restent pleinement intégrés à la vie locale. Si on peut éviter de les déraciner, en les laissant près de leurs amis, leur village… ».

Contact. Un site Internet présente le projet dans ses grandes lignes (https://sas-loire.fr/). Il est possible d’y déposer sa candidature directement, soit par mail (info@sas-loire.fr).